Le bail de location saisonnière est une obligation légale pour toute location de vacances, quelle que soit sa durée.
Cette règle découle de l'article L324-2 du Code de tourisme qui exige un contrat écrit pour chaque location, même pour une seule nuit.
Le propriétaire doit fournir ce document à chaque locataire, y compris pour les réservations effectuées via des plateformes en ligne.
Le bail protège les droits du bailleur et du locataire en cas de litige.

L'obligation légale du bail de location saisonnière
Le bail de location saisonnière comporte plusieurs éléments :
- Le prix de la location
- Un état descriptif détaillé des lieux
- Les conditions de location
- Les identités du bailleur et du locataire
Ce document sert de preuve en cas de désaccord entre les parties. Il définit clairement les attentes et les responsabilités de chacun pour la durée du séjour.
Les parties impliquées dans le contrat

Le bail de location saisonnière implique deux parties principales :
| Partie | Fonction |
|---|---|
| Le bailleur | Propriétaire ou gestionnaire du bien |
| Le locataire | Occupant temporaire du logement |
Le contrat doit mentionner l'identité complète du bailleur. Pour le locataire, il suffit généralement d'indiquer le nom de la personne qui effectue la réservation.
Le bail peut aussi spécifier un nombre maximum d'occupants autorisés pour éviter les abus.
Les conditions financières à spécifier
Le bail de location saisonnière doit détailler toutes les conditions financières de la location :
- Le prix du loyer : montant fixé librement par le bailleur, indiqué par nuit, semaine ou mois
- La commission : si la location passe par un intermédiaire
- L'acompte ou les arrhes : montant versé à la réservation
- La taxe de séjour : montant prévisionnel, généralement entre 1 et 5 % du prix de l'hébergement hors taxe
- La caution : montant facultatif pour couvrir d'éventuels dommages
Ces informations financières permettent au locataire de connaître le coût total de son séjour et les conditions de paiement.
La durée et les modalités de la location
Le bail de location saisonnière doit préciser la durée exacte du séjour. La loi Hoguet limite cette durée à 90 jours maximum pour un même locataire, sans possibilité de renouvellement.
Le contrat indique les dates et heures d'arrivée et de départ des locataires. Ces informations évitent les malentendus et facilitent l'organisation du propriétaire.
Le bail peut aussi mentionner des pénalités en cas de retard du locataire. Cette clause encourage au respect des horaires convenus et compense le propriétaire pour d'éventuels désagréments.
La description détaillée du logement
Le bail de location saisonnière inclut une description précise du bien loué. Cette section comprend :
- L'adresse complète du logement
- Le type de bien (appartement, maison, studio...)
- La surface habitable en mètres carrés
- Le nombre de pièces et leur disposition
- Les équipements fournis (électroménager, meubles, connexion internet...)
- Les espaces extérieurs (balcon, jardin, piscine...)
Cette description protège le propriétaire et le locataire. Elle évite les réclamations infondées et garantit au locataire la conformité du logement à l'annonce.
Pour les communes qui l'exigent, le numéro d'enregistrement de la location saisonnière figure également dans le bail.
Les annexes facultatives du bail
Le propriétaire peut ajouter des annexes au bail de location saisonnière pour renforcer la sécurité juridique de la location :
| Annexe | Contenu |
|---|---|
| Diagnostics immobiliers | DPE, ERP, CREP... |
| Règlement intérieur | Règles de vie, restrictions... |
| État des lieux | Inventaire détaillé, photos... |
Ces documents complémentaires clarifient les conditions d'utilisation du logement et préviennent les litiges potentiels.
Le règlement intérieur définit les règles spécifiques à respecter pendant le séjour, comme l'interdiction de faire la fête après une certaine heure ou d'amener des animaux.
L'état des lieux, bien que facultatif, protège le propriétaire contre d'éventuelles dégradations et rassure le locataire sur l'état initial du bien.
Les responsables de la rédaction du bail

La rédaction du bail de location saisonnière incombe généralement à trois acteurs principaux :
- Le propriétaire du bien
- L'agent immobilier
- Les plateformes de location en ligne
Le propriétaire peut rédiger lui-même le contrat s'il gère directement sa location. Cette option lui permet d'adapter les clauses selon ses exigences spécifiques.
Les agents immobiliers prennent en charge la rédaction du bail lorsqu'ils gèrent la location pour le propriétaire. Ils s'assurent de la conformité du contrat avec les dispositions légales en vigueur.
Les particularités des locations via les plateformes en ligne
Les plateformes de location en ligne comme Airbnb ou Booking génèrent automatiquement une forme de contrat. Ce document reprend les éléments essentiels de la réservation :
| Élément | Détail |
|---|---|
| Identité des parties | Nom du locataire et du propriétaire |
| Dates du séjour | Période de location |
| Prix | Montant total incluant les frais de service |
| Conditions d'annulation | Modalités de remboursement |
Ce contrat automatique répond aux exigences légales minimales. Cependant, le propriétaire peut choisir d'ajouter son propre contrat de location plus détaillé.
Dans ce cas, le propriétaire doit mentionner l'existence de ce contrat supplémentaire dans l'annonce. Cette information permet au locataire de prendre connaissance des conditions spécifiques avant de réserver.
Le bail dans la résolution des litiges
Le bail de location saisonnière sert de référence en cas de désaccord sur les conditions de location.
Les principales situations où le bail s'avère utile incluent :
- Contestation du montant de la location
- Litige sur l'état du logement
- Désaccord sur les conditions d'annulation
- Conflit sur le nombre d'occupants autorisés
En cas de litige, le bail permet de vérifier les engagements de chaque partie. Il facilite ainsi la résolution amiable des conflits ou sert de preuve devant les instances judiciaires si nécessaire.
La précision des clauses du bail réduit les risques de malentendus et protège les intérêts du propriétaire comme ceux du locataire.


